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20 étapes dans l’œuvre de Saint-Marceaux
La bibliothèque patrimoniale Carnegie de Reims a organisé une exposition après l’achat de 29 lettres manuscrites de René de Saint-Marceaux à son épouse Marguerite. Ces lettres complétaient un fonds divers non répertorié et l’ensemble apporte maintenant une mine de renseignements inédits sur le travail invisible de l’artiste en amont de sa réalisation.
Voici les textes présentés par la borne interactive pour donner un aperçu des grandes étapes de la carrière du sculpteur afin de mieux situer les œuvres évoquées au travers des lettres. Ce schéma ne peut être que caricatural car trop succinct mais il est exact.
Je vous en souhaite bonne lecture ! « cliquez sur les photos » Lucette Turbet présidente de l’association René de Saint-Marceaux
La vie de René de Saint-Marceaux à travers ses oeuvres
23 septembre 1845 : naissance de Saint-Marceaux
1868

Jeunesse de Dante, marbre.
Né à Reims, place Royale, le petit René rêve à l’école. C’est un instable qui ne découvre sa vocation de sculpteur qu’à l’adolescence. Après des études à Paris, sa première œuvre de salon ne respecte pas la mythologie habituelle. Elle est pourtant acceptée pour son esthétique classique, lisse et très soignée.
La recherche d’expression poursuivie par Saint-Marceaux durant toute sa carrière est déjà en germe dans le visage pensif à l’ovale allongé. L’État achète ce marbre : un vrai encouragement !
Musée des Beaux-Arts de Reims / photo C. Devleeschauwe
1879
Génie gardant le secret de la tombe,
marbre.
Durant la guerre de 1870, les Prussiens firent régner la terreur à Reims : ils fusillèrent l ’abbé Miroy en février 1871. Son Gisant par Saint- Marceaux révolutionna la sculpture funéraire.
René partit en Italie pour s ’imprégner des figures de la Renaissance italienne qu’ il admirait. Il en rapporta plusieurs sujets dont Le Génie gardant le secret de la tombe, marbre, qui remporta la Première Médaille et la Médaille d ’Honneur du Salon de 1879.
C’est la première étape de sa recherche sur le mouvement.
RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / photo René – Gabriel Ojédausée

1880

L’Arlequin,
Cette statue fait scandale ! Le vêtement collant de ce personnage de comédie dévoile l’anatomie jusqu’à l’indécence : il moule les fesses et le sexe. Pourtant, le public tombe sous le charme du sourire ambigu qui rappelle celui de la Joconde ou de l’Ange rémois. La statue grandeur nature plaît tellement qu’elle sera réduite et reproduite en divers matériaux. Un journaliste – Le Soir, 20 mai 1880 – admire le talent de l’artiste qui passe » … du génie de la tombe au génie de la farce « .
Arlequin (1879) Musée des Beaux–Arts de Reims /
photo C. Devleeschauwer
1885
La Musique, marbre.
Marie Bashkirtseff (1858-1884), jeune artiste russe immigrée, remarqua le Génie… en 1879. Elle souhaite passer de la peinture à la sculpture et demande des leçons à Saint-Marceaux. Des liens amicaux, peut-être plus, se nouent. Saint-Marceaux réalise un buste Melle B., 1880, et l’allégorie de La Musique, 1885, qui ont de nombreuses ressemblances avec le buste funéraire qu’il sculpte pour Marie. La jeune fille décède en 1884 sans voir cet « ange » léger et gracieux qu’elle a inspiré.
La Musique (1885) Château de Ferrières en Brie / photo L. Turbet

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